Un magasin bio aux Rigollots


 

Parce que manger bio …

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C’est bon pour l’environnement

L’agriculture biologique est un mode de production qui recourt à des pratiques culturales et d’élevage soucieuses du respect des équilibres naturels.

 

La fertilité des sols

Alors que les phénomènes d’érosion et d’appauvrissement des sols sont présents partout dans le monde, l’agriculture biologique -qui exclue l’usage de pesticides et des engrais chimiques- préserve l’humus et la vie des sols : pour réduire la prolifération des « mauvaises herbes », les sols sont couverts, les déchets de la ferme sont recyclé (compost ou fumier) et seuls des engrais verts (cultures destinés à fertiliser le sol) sont utilisés.

 

Cliquez pour voir un documentaire sur la vie d'un champ de blé

Cliquez pour voir un documentaire sur la biodiversité d’un champ de blé

La biodiversité

Tous les êtres vivants sont indispensables à l’équilibre de l’écosystème… à chacun son rôle ! Certains aident les plantes à se reproduire ou à aérer la terre, tandis que d’autres permettent de réguler la prolifération nuisible de certains insectes (chenilles, pucerons…). En agriculture bio, les cultures sont diversifiées, via la sélection de plantes et d’animaux les plus adaptés à un terroir qui préserve la diversité des semences et des races. Les haies quand à elles évitent l’érosion des sols, brisent les vents, servent d’abri aux animaux. Enfin, les associations de différentes plantes et les rotations des cultures permettent de lutter préventivement contre les maladies.

 

L’eau

D’après l’Institut français de l’environnement, on retrouve des traces de pesticides dans 90 % des rivières et dans 60 % des nappes d’eau souterraines… En n’employant que des traitements naturels, l’agriculture biologique préserve la qualité de l’eau. Mais surtout, elle en utilise moins, en raison de ses techniques de travail du sol, des variétés qu’elle utilise mais aussi parce que sa logique agronomique et donc économique, ne l’incite pas à intensifier sa production annuelle mais à raisonner sur une rotation longue.

 

 

C’est bon pour le développement local

magasin bio - ensemble
L’agriculture bio favorise les circuits courts de distribution, la vente directe et les échanges entre producteurs et consommateurs. Ce fonctionnement permet une meilleure traçabilité et une moindre pollution par les transports.

L’agriculture biologique génère environ 20% à 30% d’emplois en plus , ce qui implique une répartition de la plus value nettement plus en amont que dans le système actuel et garantit un milieu rural plus vivant. Terre de Liens Normandie a mis au point un “convertisseur alimentaire” permettant d’évaluer l’impact d’une relocalisation des achats alimentaires en termes d’emploi. A titre d’exemple, si l’ensemble de la population de Fontenay-sous-Bois & Vincennes relocalisait son alimentation, c’est 27 000 Ha que nous protégeons et 1 841 paysans que nous installons.

 

 

C’est bon pour la santé

 

L’agriculture biologique proscrit les manipulations de produits dangereux pour la santé …

Alors que conséquences de l’exposition aux pesticides sur la santé des paysans sont désormais reconnues par la Sécurité Sociale et la Mutualité Sociale Agricole, les consommateurs ne sont pas épargnés, puisque ces pesticides se retrouvent aussi dans nos aliments. En 2011, une étude menée par le laboratoire indépendant Fytolab, a révélé la présence de 128 résidus chimiques dans les repas types d’une journée.

Dans les légumes bio, les teneurs en nitrates sont globalement deux fois plus faibles. Les échantillons d’aliments bio contaminés par des résidus de pesticides de synthèse sont très rares (2-3%), contrairement aux aliments conventionnels, parmi lesquels plus de 40% sont contaminés[1], dont près de 4% au-delà des limites maximales autorisées…

 

…et améliore la qualité nutritionnelle des aliments.

En France, près de 15% des enfants de 3 à 17 ans sont en surpoids et 3,5% sont obèses[2]. Divers facteurs peuvent être identifiés dans la progression de l’obésité, nous pouvons citer : la monotonie du contenu des repas, de plus en plus déstructurés, la standardisation et l’industrialisation des aliments, qui amène en trop grande quantité sel, sucre et matières grasses et pas assez de glucides lents et de fibres

L’AFSSA reconnaît que les procédés de transformation utilisés pour les produits biologiques préservent de façon optimale les qualités nutritionnelles des matières premières (exemple de procédés de fabrication de pain, de pression des huiles). Les produits bio transformés sont fabriqués sans additifs, conservateurs ou colorants chimiques de synthèse, avec des produits frais, pas ou peu transformés.

Les analyses nutritionnelles reprises dans le rapport de l’AFSSA en septembre 2003 montrent que les produits biologiques ont tendance à présenter des teneurs supérieures en : matière sèche dans les légumes ; magnésium, fer, vitamine C dans certains légumes ; acides gras poly-insaturés dans les viandes ; polyphénols dans les fruits et légumes. Ces analyses sont confirmées pas de nombreuse autres études de part le monde et un article de Science et Vie relate une expérience menée il y a peu sur des mouche drosophiles.

En consommant des fruits et légumes et des céréales complètes ou semi complètes (pâtes, pain complet ou semi-complet) on améliore l’apport en fibres. En toute logique, les céréales complètes doivent être issues de l’agriculture biologique, mode de production exempt de produits chimiques pour se prémunir du risque d’assimiler qui se concentrent essentiellement dans l’enveloppe du grain.

 

 

C’est économiquement possible

Les consommateurs bio, conscients qu’un bon équilibre alimentaire est nécessaire à leur santé, modifient leurs comportements. Ils privilégient les fruits et légumes frais, en premier lieu ceux de leur région, les céréales et légumineuses (en vrac), et minimisent leur consommation de viande et de plats prêts à l’emploi. En outre, de nombreuses études confirment que les aliments bio sont plus riches en nutriments que ceux du conventionnel (20 à 75 % de plus en vitamines, protéines, oligo-éléments, sels minéraux…). Leur poids en matière sèche est de 20 à 25 % plus élevé ! Même s’ils sont plus chers, ils sont plus nutritifs donc on peut en acheter moins.

De plus, les prix des produits conventionnels non bio n’intègrent pas les dégâts environnementaux, sociaux et de santé générés par leur production et leur consommation. Leurs coûts sont supportés par la collectivité des citoyens.

En conclusion, le budget alimentaire d’une famille consommant bio peut être équivalent voire inférieur à celui d’une famille consommant non bio. Le reportage de France 2 du 13 janvier 2014 le démontre puisque sur onze produits de marques connues comme les produits laitiers, l’huile, le café, le chocolat, le riz et les pâtes, huit étaient moins chers en magasin bio qu’en grandes surface conventionnelle.

Manger bio, c’est accepter que l’alimentation reste une priorité (depuis 50 ans, la part du budget familial consacrée à l’alimentation est passée de 40% à 15%).

Et si tout le monde mangeait bio, la bio serait encore moins chère et les coûts de santé et de dépollution diminueraient.

 

 

Un magasin bio pour être un consommateur responsable

 

Parce que la bio n’est pas seulement un système de production respectueux de l’environnement mais également un modèle d’agriculture efficace économiquement comme socialement.

Consommer bio, c’est contribuer a entretenir la typicité du terroir, développer la proximité avec le producteur mais aussi le maintien de ses savoir-faire.

C’est favoriser des relations commerciales plus équitables et plus solidaires, au Nord comme au Sud.

Finalement, manger bio, c’est du bon sens !!

 


[1] Source : EFSA, Autorité européenne de sécurité alimentaire
[2] Source : Institut de veille sanitaire et Institut national du cancer (études 2006-2007)